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17/06/16

Une première

fenetre2Le bâtiment Delta a été renforcé pour résister à un effet surpression de 112 mbar. Et il ne ressemble pas à un blockhaus ! Techniquement, pour répondre aux objectifs de performance du PPRT, la façade du bâtiment la plus exposée a été recouverte d’une « seconde peau » en bois avec fenêtres intégrées.

Pour parvenir à ce résultat qui, on l’espère, servira d’exemple
à d’autres projets, ce projet a mobilisé de nombreux intervenants et des moyens importants. Il a, notamment, fallu trouver un constructeur de fenêtres qui accepte de concevoir des menuiseries sur mesure et, ensuite, effectuer des essais à taille réelle en tunnel.

Les coûts liés au renforcement PPRT sont aujourd’hui difficiles à évaluer car ces travaux s’intègrent dans un projet plus global d’éco-réhabilitation du bâtiment Delta. Ce projet, nommé AERIDE, visait un double objectif : protéger les salarié du site et rendre le bâtiment moins consommateur d’énergie. Pour y répondre, le choix retenu a été de tester en grandeur nature un mur bois en matériaux biosourcés intégrant une menuiserie bois alu et un système d’isolation thermique par l’extérieur à base de fibre bois. La réhabilitation du bâtiment Delta a coûté environ 2,2M€ et a bénéficié de subventions de l’Ademe, de la région Rhône-Alpes, etc.

Les caractéristiques du bâtiment
         > superficie : 3900m2
         > destination : tertiaire
         > 4 niveaux
         > construction : années 60
         > structure : béton-poutre

Lire le communiqué de presse Solvay inaugure son bâtiment administratif de Saint-Fons


02/06/16

La presqu’île d’Ambès

La presqu’île d’Ambès, « je l’aime comme un territoire qui vit » : c’est ainsi que Laurent Villard, adjoint au maire d’Ambès, en charge de l’environnement, a conclu la réunion RESIRISK qui s’est tenue le 31 mai. Lors du démarrage de la démarche RESIRISK, Kevin Subrenat, maire d’Ambès avait clairement indiqué, qu’il « ne souhaitait pas devenir gardien de musée pour sa commune ».

Ambès est un secteur stratégique pour la métropole (stockage de pétrole, développement de la filière chimie). Elle a, par ailleurs, des caractéristiques claires sur le plan de l’aménagement : la rive de la Gironde est industrielle, la rive de la Dordogne est touristique et la partie médiane est agricole. Pourtant, l’un des principaux freins au développement économique de la presqu’île résidait, outre le PPRT, dans l’absence de partage d’une vision commune (mairie-métropole) du développement économique.

Les pistes annoncées

Un an et demi après le lancement de RESIRISK, des annonces concrètes ont été faites par Bordeaux métropole pour soutenir la commune :
      > Cibler des actions de marketing territorial ;
      > Lancer une étude d’opportunités économiques sur le territoire ;
      > Mettre en place une opération d’aménagement qui aurait pour but de soutenir l’accueil d’activités par la
      réalisation de voiries et de réseaux urbains adaptés.

Les services de l’État ont souligné l’intérêt pour ce travail. En effet, le PPRT au nord de la presqu’île va être prescrit prochainement. Il est donc essentiel pour eux de connaître la stratégie de développement économique des collectivités le plus en amont possible.

L’intervention de l’équipe RESIRISK a été saluée. La finalisation du travail se traduira par un outil d’information, porté par la commune et la métropole, à destination des prospects qui souhaiteront s’installer dans la presqu’île. La réunion de restitution de la recherche-action en Gironde aura lieu le 22 septembre 2016.  

 

 

 


30/05/16

Mai 2016

1

LES ÉCHOS, 24-05, A. FEITZ

La menace de Total sur l’avenir des raffineries en grève.

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2

LE MONDE, 24-05, R. BARROUX

Le ministère de l’environnement à la diète budgétaire.

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3

CGEDD, 20-05

Réforme de l’autorité environnementale.

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4

SENAT, 19-05

Coopération entre les services de l’État et les exploitants de sites « Seveso » – Réponse du Ministère de l’environnement, à la question du Sénateur Hervé Maurey.

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5

ENVIRONNEMENT MAGAZINE, 17-05, E. GAUDUCHEAU

ICPE : les axes d’action pour 2016.

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6

ACTUENVIRONNEMENT, 15-05

Sites et sols pollués : un ministère de l’Environnement hors-la-loi ?

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7

ACTUENVIRONNEMENT, 13-05

Le fonds Gingko 2 pour la réhabilitation des friches industrielles continue de séduire les investisseurs.

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8

L’EXPRESS, 04-05

Grande-Synthe: forte explosion dans l’usine ArcelorMittal, pas de victime.

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9

France culture, 04.05

Ecocides : les pollueurs à la barre.

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10

MIDI LIBRE, 02-05, M. CAILLAUD

Frontignan refuse toute dépollution au rabais de la friche Mobil.

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19/05/16

Site pilote de Salaise-sur-Sanne : le premier bilan

Après avoir travaillé pendant un an sur l’accueil d’activités nouvelles et la gouvernance de la sécurité,
3 propositions ont été faites aux élus lors d’une réunion avec le maire et l’adjointe à l’urbanisme.  

1. Approfondir le diagnostic

RESIRISK a posé les premières bases d’un diagnostic. Le risque de non renouvellement des commerces existe du fait de la complexité de la réglementation PPRT. Des entreprises ont déjà décidé de partir de la commune.
Toutefois, le PPRT n’est pas la seule raison qui explique ces départs. La qualité du traitement des espaces urbains est en question, de même que le manque de lisibilité sur le plan marketing. Les entreprises ont besoin de savoir pourquoi il est pertinent de s’installer à cet endroit plutôt qu’un autre.
Recommandations : il a été recommandé à la commune de commander une étude prospective plus poussée sur la santé économique des entreprises et les perspectives de développement afin d’établir une stratégie d’accueil des entreprises et un aménagement peut-être plus qualitatif de la zone. A ce stade, le constat dans le cadre de RESIRISK est que les entreprises qui ont participé au travail ne sont pas prêtes à voir un autre développement commercial que celui issu du secteur tertiaire, qui consiste à accueillir plus de personnes.

2. Soutenir la création d’une association d’entreprises

Lors des séminaires de travail, les entreprises ont exprimé leur souhait de se regrouper au sein d’une association afin d’être représentées notamment dans les CSS, d’entamer des démarches de mutualisation, etc. Nous les avons accompagnées dans cette démarche en créant des ponts avec la fédération Solen et le GIE qui gère la plate-forme de Roussillon.
Recommandations : ces liens doivent perdurer dans le temps pour une meilleure compréhension des phénomènes dangereux et des moyens de s’en protéger.

3. Initier un suivi de la mise en œuvre du PPRT

Il semble essentiel de piloter le suivi du PPRT à l’échelle intercommunale.
Recommandations : une instance de pilotage pourrait réunir, deux fois par an, les représentants des industriels, de la ZIP, des deux communes concernées et de l’intercommunalité. L’organisation régulière de réunions entre commune et intercommunalité paraît également indispensable pour traiter l’instruction des dossiers de demande d’urbanisme et construire ainsi une vision partagée du développement économique.

RESIRISIK a également proposé aux élus de Salaise

La création d’outils de suivi des ERP : l’objectif est d’avoir une vision en temps réel et de faciliter la reprise d’ERP sans augmenter les enjeux globaux de la zone. En effet, le règlement PPRT impose que, dans la zone bleu foncé (B), « la capacité d’accueil de l’ERP souhaitant s’implanter devra être égale ou moindre que celle(s) de l’(ou les) ERP cessant leur activité(s) (effectif public égal ou moindre par rapport à un ERP antérieur, selon mode de calcul des effectifs ERP réglementés par le code de la construction et de l’habitat,CCH) ».

salaise

 


13/05/16

Bienvenue à la CCI de Lyon métropole !

La CCI Lyon de Lyon métropole Saint-Étienne Roanne devient partenaire de RESIRISK.

Ce partenariat repose sur un besoin commun de mieux informer les entreprises avec l’ambition de leur proposer un accompagnement adapté.

Sur les différents sites pilotes RESIRISK, la CCI est déjà force de proposition pour favoriser la représentation des entreprises. L’association ADEIR du Pays Roussillonnais, portée par la CCI du Nord Isère, pourrait regrouper des entreprises riveraines de sites Seveso seuil haut. 

cci


21/04/16

Avril 2016

1

LOCALTIS, 20-04, A. LENORMAND

Prévention des risques technologiques : un nouveau guide pour faciliter la construction de locaux d’activité dans les zones PPRT.

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2

LA TRIBUNE DE GENÈVE, 17-04

L’alerte catastrophe par SMS passe à la trappe.

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3

ENVIRONNEMENT MAGAZINE, 13-04, P.M.L.

Coup d’accélérateur sur les PPRT.

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4

JOURNAL DE L’ENVIRONNEMENT, 12-04, M. JOBERT

La pollution de l’air et le climat, premières préoccupations des Français.

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5

MAIRE INFO, 11-04, F. L.

PPRT : le gouvernement détaille enfin les procédures de mise en œuvre.

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6

20 MINUTES, 06-04, M. BOSREDON

Bordeaux: L’enquête se poursuit après la série d’explosions à Bassens.

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7

FRANCE INTER, 03-04

Explosions à Bassens après un incendie.

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8

ARIA BARPI, AVRIL 2016

L’industrie française face à la corrosion.

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9

APPEL DES 30 !

Présentation de l’édition 2016 de l’appel des 30 !

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10

MARDIS DE LA DGPR

Application en France du règlement CLP et de la directive Seveso III.

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21/04/16

Ça se confirme

A mi-parcours du projet RESIRISK, ce qui était pressenti au « démarrage » se confirme et des champs d’action nouveaux apparaissent. Voici 3 constats clés.

1

La mise en œuvre des PPRT conduit les parties prenantes à travailler ensemble. Le travail partenarial et transversal n’est plus une option. Par exemple, les collectivités qui ont la compétence du développement économique, doivent travailler avec les communes où sont situées les entreprises riveraines. Les chargés de mission économique, en contact direct avec les entreprises, devraient être associés à la mise à jour des plans communaux de sauvegarde. Du côté des services de l’État, la DIRECCTE et les SDIS sont désormais des acteurs ressources incontournables pour permettre aux chefs d’entreprises de répondre à leurs obligations de protection des salariés.

2

Face aux PPRT, l’attitude des entreprises riveraines est variable. Elles sont « remontées », inquiètes, conscientes du besoin de protection ou créatives pour trouver des solutions. Mais toutes expriment un besoin de méthode, d’outils et d’informations claires sur le cap à tenir. Le travail lancé par RESIRISK a donné lieu, sur un site pilote, a un besoin d’inscrire dans la durée l’accompagnement des collectivités et des entreprises et de mieux faire connaître les expériences de terrain.

3

L’information préventive des entreprises riveraines représente un nouvel enjeu d’amélioration pour les sites Seveso seuil haut.

2016_04_19_RESIRISK-Tableau-de-bord-A3fin-1
Tableau d’avancement du travail sur les sites pilotes

30/03/16

Mars 2016

1

LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE, 24-03

Céré-la-Ronde : copie à revoir pour le stockage de gaz.

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2

DNA, 23-03

Robertsau : vers une annulation du PPRT ?

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3

Rue89, 22-03, A. FRADIN

Les réseaux de Bruxelles sont saturés : il faut créer des apps d’urgence.

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4

LES ÉCHOS, 22-03

Attentats à Bruxelles : quand les réseaux sociaux prennent le relais.

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5

LOCALTIS, 14-03, P. MARCANGELO-LEOS

Sécurité des réseaux de canalisations : l’ordonnance est parue.

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6

LIBERATION, 13-03, C. SCHAUB

Seize ans après l’«Erika», le préjudice écologique bientôt gravé dans la loi ?

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7

LE PROGRES, 11-03

Gaz de schiste : le patron de Total « ne passera pas en force ».

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8

FNE, 10-03

Risques industriels : condamnation sévère de la société Synthron et son PDG.

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9

NOVETHIC, 03-03, C. ALVAREZ

Rupture de barrage au Brésil : Samarco accepte de payer 6,1 milliards de dollars.

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10

CGEDD, 01-03

« Expertise, décision et opinion publiques ».

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24/03/16

Du petit lait…

Au quotidien, toutes les entreprises font face à des risques multiples. Depuis quelques années, ces risques évoluent en permanence et se cumulent : incendie, malveillance, risques climatiques, cyber-risque (top 3 des risques pour les chefs d’entreprises) auxquels s’ajoutent les risques liés à la consommation, la santé, l’environnement, le préjudice écologique dans le cadre de la loi biodiversité, etc. Le risque de mise en cause de la responsabilité de l’entreprise est « la dynamique la plus forte » aujourd’hui.

C’est le constat formulé par Stéphane Penet, direction des assurances de biens et de responsabilité de la Fédération française des sociétés d’assurances lors des 2èmerencontre de la sécurité civile organisée par l’IFRASEC le 23 mars. Il a  rappelé que, face à ce phénomène nouveau de cumul, les grandes entreprises ont les moyens de se protéger contrairement aux plus petites qui sont pourtant exposées de la même façon.

Un chef d’entreprise, quand il lance son activité, est formé dans un domaine précis. Pour  gérer des risques collatéraux auxquels il ne est pas préparé et maintenir la compétitivité de sa structure, voire sa survie, il a besoin d’être accompagné et outillé.

 


09/03/16

Stratégie d’atténuation ou stratégie d’adaptation aux risques ?

RESIRISK se situe dans des mouvements de pensées et d’actions qui dépassent le simple cadre national. Ils sont à l’œuvre sur d’autres territoires et donnent naissance à ce qu’il convient d’appeler des « territoires résilients ».

La singularité du projet est de se référer à deux logiques d’actions qui généralement s’opposent. Les auteurs de Résiliences* ont parfaitement décrit les deux logiques qu’il souhaite relier :
> une stratégie, portée par l’État, fondée sur l’anticipation, qualifiée d’atténuation du risque. Elle consiste à déployer un éventail d’outils techniques, juridiques, administratifs, pour circonscrire le risque et empêcher ou limiter la crise. Ce type de stratégie repose sur l’idéal de maîtrise associé à la modernité, avec la définition, a priori, d’actions sur les causes dans le but de garder le contrôle des effets ;
> une stratégie fondée sur la résilience, ouvrant la voie au traitement d’événements imprévus et incertains, qualifiée de stratégie d’adaptation, mettant l’accent sur l’autonomie des individus et les capacités d’auto-organisation et déplaçant, de fait, la responsabilité de la gestion des risques vers les acteurs de terrain.

Un essai RESIRISK est en cours de rédaction sur cette thématique. Il a pour objectif d’expliquer le concept de la résilience. La sortie de l’ouvrage est prévue pour les assises des risques technologiques. Il sera édité par le CEREMA et co-écrit par Sandra Decelle-Lamothe, coordinatrice de RESIRISK et Claudia Basta, chercheur à l’université du Wur.

*Resiliences sociétés et territoires face à l’incertitude, aux risques et aux catastrophes, sous la direction de Magali Reghezza-Zitt et Samuel Rufat, ISTE Editions