La réglementation actuelle, fondée sur le modèle balistique, ne reflète pas la complexité de la pollution réelle. Pour être efficace, le suivi doit être intégré et continu, en tenant compte des échanges entre les différents milieux (air, sol, eau, organismes vivants).
Puis-je consommer les tomates du jardin sans risques ? Les fumées de l’usine exposent-elles mes enfants à des risques ? Quels en sont les effets sur ma santé ? etc. 4 clés pour comprendre pourquoi il est généralement impossible de répondre aux questions des habitants.
Tous les territoires qui ont participé au programme Collectivités et pollutions industrielles ont été impactés par un incident, un accident ou par des rejets ayant modifié les conditions environnementales et donc l’exposition des personnes. En réaction, les collectivités se mobilisent plus ou moins facilement selon les domaines. Pour l’eau potable ou les sols pollués, leur prise de conscience est réelle. En revanche, dans les domaines des déchets, de l’assainissement ou de l’agriculture urbaine, la mobilisation est moins évidente.
Les territoires accueillant ou ayant accueilli des sites industriels sont marqués par la présence de pollutions industrielles qui peuvent impacter la santé et l’environnement. Alors que ces sujets ne sont a priori pas de leur ressort, les collectivités se retrouvent de fait impliquées. Elles se retrouvent alors confrontées à un sujet technique sur lequel il est difficile d’accéder aux données environnementales et sanitaires, de trouver des interlocuteurs et des espaces d’échanges adaptés.
La ville de Lille s’est dotée d’un outil cartographique regroupant l’ensemble des informations environnementales, urbaines et sanitaires qu’elle a à sa disposition.
En avril 2025, la ville de Lille a initié un programme d’acquisition de données, autour du site d’une fonderie de batteries au plomb, impliquant 300 foyers volontaires.
La ville de Montreuil a récemment adhéré à l’association AMARIS. Une adhésion singulière : Montreuil ne compte pas de site Seveso sur son territoire, mais doit gérer un héritage industriel lourd, avec des sols pollués qui suscitent l’inquiétude des habitants.
Compte tenu des difficultés que rencontrent certains territoires pour protéger la population des risques liés aux substances PFAS, ce cadre règlementaire est très attendu. Aujourd’hui le cycle de l’eau est atteint et la pression sur la ressource est de plus en plus forte. Alors même qu’elles ne sont pas productrices de PFAS, les collectivités font aujourd’hui face à des contraintes financières et techniques difficiles à relever. Pour assurer la distribution d’une eau potable de qualité et leur permettre de dépolluer les eaux usées, elles sont contraintes à des investissements conséquents. AMARIS partage les objectifs ambitieux d’élimination des PFAS des rejets aqueux des installations industrielles. AMARIS tient cependant à faire part des remarques suivantes sur le projet de décret soumis à consultation.
Le 3 avril, nous vous proposons un nouveau 13/14h, le format court pour échanger sur des retours d’expérience de collectivités. Il sera consacré à la thématique des pollution industrielles.
Loi sur l’interdiction des PFAS : l’association AMARIS salue un premier pas. Elle interpelle sur l’urgence à donner aux collectivités les moyens pour faire face à l’ampleur des contaminations.
AMARIS propose, aux collectivités de son réseau, un échange autour de l’outil de cartographie dynamique mis en place par la Métropole de Rouen pour rendre accessibles le suivi des inspections sur les sites Seveso.
AMARIS salue la démarche engagée par Santé Publique France en matière de surveillance épidémiologique autour des grands bassins industriels. Un rapport d’étape publié le 21 octobre a été présenté à l’association et à ses adhérents. AMARIS retient que la réglementation actuelle n’est pas organisée pour la surveillance environnementale autour des sites industriels.
GT Plans de secours et gestion de crise














