UN DISPOSITIF ENCORE PEU DÉPLOYÉ
29 % des collectivités répondantes disposent d’une réserve communale de sécurité civile.
L’hypothèse d’une obligation généralisée suscite des réserves. 64% des répondants considèrent qu’une obligation serait difficile à mettre en œuvre ou peu adaptée. Les réponses ouvertes mettent en avant une tension entre le principe du volontariat, qui constitue le fondement du dispositif, et l’idée d’une obligation imposée aux collectivités.
UNE UTILITÉ RECONNUE
66 % des répondants jugent la réserve utile ou plutôt utile en cas d’accident ou de crise.
Et c’est le lien avec les habitants qui ressort particulièrement. Son rôle en matière d’acculturation aux risques est souligné par 75 % des répondants.
DES DIFFICULTÉS DE FONCTIONNEMENT SIGNIFICATIVES
60% rencontrent des difficultés pour faire vivre la réserve communale de sécurité civile.
La question des moyens consacrés au dispositif est centrale. 60% des collectivités disposant d’une RCSC ne bénéficient pas d’un budget spécifique. L’enquête fait ressortir plusieurs conditions nécessaires à leur fonctionnement et à leur pérennité. L’enjeu principal réside dans l’identification des moyens humains, matériels et organisationnels nécessaires pour la rendre pleinement opérationnelle et adaptée aux risques spécifiques du territoire.
DES BESOINS D’ACCOMPAGNEMENT ET DE CLARIFICATION RESSORTENT FORTEMENT
Plusieurs répondants évoquent la nécessité de disposer de méthodes, de référentiels, de formations et d’un accompagnement juridique. Des interrogations portent également sur la pertinence de l’échelle communale, sur les responsabilités, les assurances, l’utilisation du matériel, etc.
Et ce n’est qu’une partie des enseignements de cette enquête…